de joyeux drilles
nmpl.
de joyeux et sympathiques compagnons
Le mot 'drille', dont l'étymologie est controversée, apparaît en 1628 dans l'argot militaire[1]. Il désigne d'abord un soldat vagabond, un soudard qui ne se prive pas de se fournir en boisson et nourriture, plus ou moins de force, chez l'habitant.
Probablement parce que ces 'drilles' étaient souvent des fêtards, qu'ils étaient entre eux de bons compagnons qui se soutenaient aussi bien dans leurs mauvaises actions que dans leurs beuveries et autres orgies, il en est resté, malgré le côté négatif initial de leur comportement, une image de camaraderie qui a perduré jusqu'à maintenant.
On a eu autrefois les "bons drilles" et les "mauvais drilles", mais il ne nous reste plus maintenant que les joyeux drilles, à peu près synonyme de "joyeux lurons", et, plus rarement, les "vieux drilles", syntagme plus spécialisé pour désigner des libertins.
« Tout porte à croire que la convalescence sera courte; et qui sait même si, à la prochaine fête villageoise, nous ne verrons pas notre brave Hippolyte figurer dans des danses bachiques, au milieu d'un chœur de joyeux drilles, et ainsi prouver à tous les yeux, par sa verve et ses entrechats, sa complète guérison ? »
Gustave Flaubert - Madame Bovary - 1862
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